Documentation
Comment marche Mistrale
Ce que chaque pièce fait, ce qu’elle coûte, et ce qui peut mal tourner. Tout ce qui est écrit ici est écrit aussi dans les contrats, et se vérifie. Mistrale n’est pas encore lancé : les chiffres sont ceux des règles, et des mesures faites sur une copie du réseau Base.
Le MIS
- 100 millions au plus, pour toujours. 5 millions existent au lancement ; les autres ne peuvent être créés que comme récompenses, 5 millions par an au plus. Un MIS brûlé ne libère pas de place.
- Les 5 millions sont mis en vente dans une pool d’Uniswap, face à l’USDC, à partir de 0,01 $. La position appartient à une adresse dont personne n’a la clé : personne ne peut retirer ces MIS, ni l’argent des acheteurs.
- Le créateur ne reçoit rien. S’il veut des MIS, il les achète dans la pool, comme tout le monde.
- Le prix monte à mesure qu’on achète, comme si la pool contenait 50 000 $ en face. Quand tout le monde revend, il revient à 0,01 $, jamais en dessous, tant que seuls les MIS achetés dans la pool circulent. Les récompenses revendues peuvent le faire passer dessous.
| Achats, dans l’ordre | MIS reçus | Prix après |
|---|---|---|
| Départ | — | 0,0100 $ |
| 1 000 $ | 97 770 | 0,0104 $ |
| + 4 000 $ | 355 617 | 0,0121 $ |
| + 5 000 $ | 377 999 | 0,0144 $ |
Mesuré sur une copie de Base, avec le vrai contrat de lancement et le vrai Uniswap.
Acheter du MIS ou de l’USDM
L’Accueil de l’app part de n’importe quel jeton, sur n’importe quel réseau. LI.FI amène des USDC sur Base ; ensuite, ils achètent du MIS dans la pool, ou donnent de l’USDM, 1 pour 1.
- Depuis des USDC déjà sur Base : une autorisation, puis l’achat.
- Depuis ailleurs : deux étapes, l’échange de LI.FI, puis l’achat sur Base avec ce qui est vraiment arrivé.
- Le MIS s’achète à 0,5 % au plus sous le montant affiché (le devis d’Uniswap du moment, relu juste avant de signer) ; sinon, rien ne se passe.
- Les autorisations sont toujours au montant exact, jamais illimitées : en 2024, LI.FI s’est fait voler environ 11,6 millions de dollars, uniquement chez ceux qui en avaient donné une.
Earn
On dépose ses MIS, sans verrou ou verrouillés d’une semaine à 4 ans. Plus le verrou est long, plus on gagne, et plus la voix pèse au vote. Les récompenses sont de nouveaux MIS, à réclamer quand on veut.
| Dépôt | Rendement par an | Poids au vote |
|---|---|---|
| Sans verrou, retrait quand on veut | 5 % | × 1 |
| Verrou 1 semaine | 5,1 % | × 1,02 |
| Verrou 1 an | 10 % | × 2 |
| Verrou 2 ans | 15 % | × 3 |
| Verrou 3 ans | 20 % | × 4 |
| Verrou 4 ans | 25 % | × 5 |
- Le taux est fixé le jour du dépôt. Le poids au vote, lui, suit le temps qui reste : un verrou de 4 ans vaut × 5 au début, puis redescend jusqu’à × 1.
- Les MIS verrouillés ne sortent pas avant la date. On peut ajouter des MIS au verrou (au taux du temps qui reste) ou le prolonger ; prolonger ne baisse jamais le taux. À la fin du verrou, les MIS rapportent 5 % jusqu’à ce qu’on les retire ou qu’on les reverrouille.
- Les taux sont des maximums : au plus 5 millions de MIS créés par an pour tout le monde, campagnes comprises. Si l’ensemble gagnerait plus, chacun est réduit dans la même proportion.
- L’USDM se dépose aussi : il touche 80 % des intérêts d’Aave de sa part (voir L’USDM).
Les campagnes de liquidité
Ceux qui mettent des MIS et des USDC dans la pool apportent de l’argent réel face aux ventes : ils sont récompensés. Chaque mois, une campagne partage des MIS entre les positions inscrites, selon leur liquidité autour du prix et le temps passé, par le contrat de récompenses qu’Uniswap a mis sur Base.
- 19 000 MIS par mois au prix de lancement, moins quand le prix monte (deux fois moins quand il est multiplié par 4), pour viser 20 % par an au plus. Le vote peut changer ce budget, jamais au-delà de 50 000 MIS par mois.
- La pool du lancement compte dans le partage, mais ne réclame jamais rien : ce qui n’est pas gagné revient et sert le mois suivant. Peu de monde, peu de MIS distribués ; beaucoup de monde, moins pour chacun.
- Pas de campagne tant que le prix moyen n’a pas monté de 10 % au-dessus du prix de lancement.
- Une position qui sort de sa plage de prix ne gagne plus rien, et fournir de la liquidité, c’est accepter de vendre quand le prix monte et d’acheter quand il baisse.
- Dans l’app, Earn, onglet Liquidité : ajouter des MIS et des USDC autour du prix (± 10, 20 ou 50 %) et inscrire la position à la campagne du mois, la réinscrire le mois suivant, réclamer ses MIS sans quitter la campagne, tout retirer.
Mesuré avec le vrai contrat d’Uniswap : seule, une personne qui place 915 $ autour du prix touche 22 % par an ; à dix, chacune touche de 13 à 14 %.
L’USDM
- 1 USDC donne 1 USDM, et 1 USDM rend 1 USDC, moins seulement si Aave perd de l’argent.
- 90 % des USDC sont prêtés sur Aave ; 10 % restent dans le contrat, pour les retraits immédiats.
- Dans un portefeuille, l’USDM ne rapporte rien. Déposé dans Earn, il touche 80 % des intérêts de sa part, en USDM. Les 20 % restants vont au rachat du MIS.
- Si Aave perd de l’argent, la perte est partagée entre tous. Si presque tous les USDC d’Aave sont empruntés, les retraits attendent. L’USDM dépend aussi de l’USDC, que Circle peut geler.
Mesuré sur une copie de Base, contre le vrai Aave : en 30 jours, 100 000 USDM déposés ont touché 80 % des intérêts de leur part, environ 3 % par an au taux d’Aave de ce jour-là.
Le levier
Acheter de l’ETH ou du BTC pour plus que ce qu’on dépose, en empruntant des USDC sur Aave. Chacun a son propre contrat, qui lui appartient : on détient le vrai actif, aucune plateforme ne garde les fonds.
- On dépose des USDC, et on choisit le levier, ou le prix auquel on veut sortir.
- Le contrat emprunte d’un coup ce qu’il faut (un prêt flash d’Aave), achète l’actif par la meilleure route et le dépose sur Aave en garantie. Une seule transaction, un levier exact.
- L’app montre le prix de liquidation avant de signer.
- La sortie automatique ferme la position si le prix passe sous le prix de sortie choisi : la dette est remboursée, et ce qui reste revient en USDC.
Exemple : 10 000 $ en ETH × 3. Le contrat emprunte 20 000 $, achète 30 000 $ d’ETH. Si l’ETH monte de 10 %, la position gagne environ 3 000 $ ; s’il baisse de 10 %, elle en perd autant. Le levier multiplie les gains comme les pertes.
La liquidation
Aave liquide une position quand la garantie, multipliée par son seuil (83 % pour l’ETH et le BTC), ne couvre plus la dette, au prix de : prix d’aujourd’hui × (levier − 1) ÷ (levier × seuil). Aave vend alors une partie de la garantie avec une pénalité (5 % pour l’ETH, 4 % pour le BTC). Le levier maximal, × 3,9, laisse au moins 10 % de baisse avant la liquidation.
| 10 000 $ en ETH | Dette | Liquidation si l’ETH baisse de |
|---|---|---|
| × 2 | 10 000 $ | 40 % |
| × 3 | 20 000 $ | 20 % |
| × 3,9 | 29 000 $ | 10,4 % |
Ce que ça coûte
- Ouvrir et fermer : les frais de l’échange (de 0 à 0,09 % selon le moment, le plus souvent sous 0,01 %), et 0,02 % pour Mistrale, sur le montant échangé.
- Garder la position : les intérêts de la dette sur Aave, moins ceux que rapporte la garantie. Aucun frais de Mistrale.
- La sortie automatique : celui qui la déclenche reçoit 0,10 $ pour ses frais de réseau. Elle peut coûter jusqu’à 1 % de la garantie si la route d’échange est mauvaise : à × 3, jusqu’à 3 % de ce qui est à soi.
- Au lancement, 20 000 $ en tout peuvent être déposés dans le levier : le plafond monte après un audit.
Le levier face aux perpétuels
Le levier classique sur les cryptos, ce sont les contrats perpétuels : tant que la position est ouverte, l’acheteur paie un « taux de financement ». Ici, on paie les intérêts d’Aave, et l’actif déposé rapporte un peu.
| ETH × 3, 10 000 $ déposés | Garder un an | Ouvrir et fermer |
|---|---|---|
| Mistrale, sur Aave | 446 $ | 24 $ |
| Perpétuel Hyperliquid | 2 607 $ | 27 $ |
| Perpétuel OKX | 1 410 $ | 30 $ |
| BTC × 3, 10 000 $ déposés | Garder un an | Ouvrir et fermer |
|---|---|---|
| Mistrale, sur Aave | 923 $ | 24 $ |
| Perpétuel Hyperliquid | 2 514 $ | 27 $ |
| Perpétuel OKX | 1 677 $ | 30 $ |
- Sur un an, 3 à 6 fois moins cher pour l’ETH, 2 à 3 fois pour le BTC, sur cette période. Sur l’année précédente, le financement de Hyperliquid a été plus bas : l’écart dépend des périodes.
- Ouvrir et fermer coûte un peu moins, tant que l’échange coûte moins de 0,025 % ; certains jours, un peu plus.
- La liquidation arrive plus tôt qu’avec un perpétuel au même levier : à × 3, vers − 20 % au lieu d’environ − 32 % sur Hyperliquid. À risque égal, il faut un levier plus bas.
- On détient le vrai actif, dans son propre contrat, sur Aave.
Moyennes des 90 jours jusqu’au 23 octobre 2026 : taux de financement payé par les acheteurs sur Hyperliquid et OKX, frais de base de chaque plateforme (0,045 % et 0,05 %) ; intérêts d’Aave sur Base (emprunter de l’USDC : 4,63 % par an ; déposer de l’ETH : 1,60 %). Chez Mistrale : 0,02 % pour l’échange et nos 0,02 %, à l’ouverture et à la fermeture. Ces chiffres changent tout le temps.
Échanger
N’importe quel jeton, de n’importe quel réseau, vers n’importe quel autre, par LI.FI, le même moteur que Jumper : les mêmes routes, à travers les ponts et les échanges de chaque réseau. Mistrale n’écrit aucun contrat pour les échanges.
- Les frais sont affichés avant de signer, et déjà retirés du montant reçu : ceux des ponts et des échanges, ceux de LI.FI (0,25 % aujourd’hui sur les échanges faits depuis l’app), et ceux de Mistrale.
- Les frais de Mistrale : 0 % entre stablecoins, 0,01 % sur les jetons principaux, 0,025 % sur les autres ; la moitié pour qui a des MIS verrouillés. Ils ne s’activent qu’avec notre compte vérifié chez LI.FI : d’ici là, ils sont à zéro.
- Un échange d’un réseau à l’autre n’est pas instantané, et les ponts peuvent se faire pirater, chez Jumper comme chez nous.
Le vote
Tout le monde vote, sans démarche : un MIS dans un portefeuille compte pour une voix ; déposé dans Earn, il compte avec son poids, jusqu’à cinq voix verrouillé quatre ans.
- Pour proposer, il faut 10 000 voix. Le vote dure 5 jours ; il compte ce que chacun avait juste avant la proposition : acheter ou emprunter des MIS après coup ne donne aucune voix.
- Une proposition passe si elle a plus de oui que de non, et si les oui et les abstentions atteignent le quorum : 4 % des MIS en circulation hors de la pool, et jamais moins d’un million de voix.
- Une décision attend 2 jours avant de s’appliquer, pour que ceux qui ne sont pas d’accord puissent partir.
- Le vote règle des paramètres, dans des limites écrites dans les contrats : jamais plus de 25 % par an pour un dépôt, ni de 5 millions de MIS créés par an, ni de 20 % des intérêts de l’USDM pour le protocole. Il ne peut jamais toucher aux MIS ou aux USDM déposés, ni se donner de rôle. Personne n’a de clé.
Le rachat
Les revenus du protocole rachètent du MIS dans la pool, qui est ensuite brûlé : 20 % des intérêts de l’USDM, les frais du levier, et ceux des échanges, une fois convertis en USDC.
- Par petites parts : au plus 1/24 de ce qu’il détient, une fois par heure.
- Au plus 1 % au-dessus du prix moyen des 30 dernières minutes (5 % au plus, même par un vote) : pousser le prix juste avant un achat ne rapporte rien.
- Personne ne peut retirer l’argent du rachat. Le vote règle seulement son rythme et sa marge, dans des limites.
- Le rachat ne garantit rien : il achète s’il y a des revenus, et ne soutient pas le prix.
Les risques
Mistrale est nouveau : on peut perdre tout ce qu’on y met. Les contrats ont été testés, attaques comprises, et relus par plusieurs IA, mais pas encore audités par des humains. Ils dépendent d’Aave, d’Uniswap, de LI.FI, de Circle et du réseau Base. La liste complète est sur la page Transparence, avec d’où vient chaque pièce ; les adresses des contrats s’y afficheront au lancement.